Coucou
Voici un article paru cette semaine dans l'hebdomadaire Belge "Ciné Télé Revue"
Je l'ai retranscris pour votre plus grand plaisir, je l'espère....
BONNE LECTURE!!
Trois albums et un couffin.
Salué comme l’artiste masculin de l’année aux Victoires de la Musique et aux NRJ Music Awards, Calogero est assurément l’un des chanteurs les plus en vue du moment. Et cela ne risque pas de s’arrêter de sitôt, car le Grenoblois vient de publier son troisième album solo « 3 » Un album qui succède au confidentiel « Au milieu des autres » (2000) et au plébiscité « Calogero » (2002) et qui propose douze titres, dont une écrasante majorité de tubes en puissances. Du pain bénit pour Calogero Maurici et son frère Giacchino, ex-membres des Charts et compositeurs des musiques du CD.
Nous avons rencontré Calogero (32 ans), chanteur-bassiste, gaucher, faiseur de tubes et jeune papa comblé !
Votre Victoires de la Musique d’artiste interprète masculin de l’année arrive à point nommé, puisqu’elle vous a été attribuée juste avant la sortie de votre troisième album solo « 3 » !
Elle tombe bien, en effet ! Je suis content parce que ce n’était pas du tout calculé. Il était prévu que l’album sorte le 15 mars en SACD et le 22 en CD, et ma maison de disque m’avait dit : « Si tu obtient une Victoire en plus ». Donc c’est fantastique ! Lorsque j’ai reçu ce trophée, j’ai pensé à tout ce que j’avais vécu auparavant : les Charts, et toutes ces années de travail et d’acharnement…. Ce beau résultat vient couronner un parcours qui me paraît sain.
Vous ne vous attendiez pas à être récompensé, paraît-il…
Du tout ! Franchement je pensais que le lauréat allait être Bénabar, que j’aime beaucoup. C’est d’ailleurs son disque « Les risques du métier » qui a été sacré « album de chansons/variétés de l’année » Je suis très heureux pour lui !
En général, vous êtes sensible à ce genre d’honneur ?
Oui bien sûr ! C’est normal, parce qu’il s’agit quand même de la reconnaissance de ses pairs. C’est très touchant ! En plus j’avais eu juste avant le NRJ Music Award , qui est en quelque sorte le prix du public. Donc j’ai tout reçu dans la même année et je trouve cela extrêmement gratifiant. Moi j’aime bien les prix. J’apprécie que l’on me remette un disque d’or ou une statuette. J’ai ce goût-là et je ne crache pas dessus…
Ce qui ne gâche rien, votre album précédent, « Calogero », continue à bien se vendre, deux ans après sa parution. Un fait plutôt rare….
C’est génial et c’est aussi un signe d’espoir pour les gens qui sortent des albums. Car si le premier singles ne marche pas, çà peut être le deuxième ou le troisième voire le quatrième. J’en veux pour preuve « Prendre racine », qui est le quatrième titre extrait de « Calogero » et le plus gros tube de l’album !
C’était aussi, me semble t-il, votre chanson préférée…
Exact ! Elle n’était pas facile à sortir en singles mais elle s’est avérée le plus grand succès. Comme quoi, le public est prêt à écouter de nouvelles choses. On n’est pas obligé d’avoir des schémas de tube, cette espèce d’obsession des maisons de disques. Un tube, ça ne veut rien dire. Ce qu’il faut c’est faire de bonnes chansons et les faire avec cœur. Et « Prendre racine » en est un bel exemple.
Avec le recul, quel jugement portez vous sur votre premier opus solo « Au milieu des autres », écoulé à une cinquantaine de milliers d’exemplaires ?
Je pense que c’est un bon premier album, quand même. A l’époque, personne ne me connaissait, j’avais coupé mes cheveux et Calogero, c’était imprononçable ! Bref, tout cela n’était pas facile à mettre en route. Mais je crois que c’est un bon album.
Votre carrière solo n’a pas démarré sous les meilleurs auspices, dans la mesure où le public a tardé à reconnaître en vous l’ancien leader des Charts…
Oui et puis moi, j’avais du mal à me monter à l’aise. Aujourd’hui, il y a encore des gens qui ne me connaissent pas physiquement mais ça ne m’empêche pas de friser le million d’exemplaires vendus de « Calogero » : neuf cent milles en France, quarante mille en Belgique et quarante mille en Suisse ! J’ai l’image de quelqu’un de discret mais le public a compris que j’avais un univers. Que l’on y adhère ou pas, il est là.
Finalement c’est aussi un avantage de ne pas être reconnu par les gens !
En effet. Ca me permet d’être beaucoup plus peinard en rue. De toute façon je ne suis pas le même garçon sur scène que dans la vie. Sur scène je donne tout ce que j’ai, je chante avec mes tripes. Alors qu’à la ville, je préfère être le plus discret possible, pour pouvoir justement préserver ma vie privée. Je n’ai pas du tout envie de la livrer en pâture aux médias !
La sortie du troisième album studio est souvent considérée comme une étape décisive dans la carrière d’un chanteur. Partagez vous cette opinion ?
Oui sauf que pour moi, toutes les étapes sont importantes. Personnellement je m’attendais plus à ce que ce soit mon troisième album qui marche très fort et non le deuxième. En même temps, ça me met moins de pression, bizarrement. Si mon deuxième album n’avait obtenu qu’un succès mitigé, j’aurais eu énormément de pression pour le troisième. Aujourd’hui j’ignore si je vais faire aussi bien. Je sais juste que j’adore « 3 » et que ma musique a encore évolué. Ce disque a un côté scénique qui me plaît beaucoup.
On entend en tout cas que c’est un album d’un bassiste !
Ca c’est sûr ! Il y a carrément des couplets basse-batterie !
Le rappeur Passi apparaît dans la chanson « Face à la mer ». Comment est née cette collaboration un peu contre nature ?
Elle est née parce que je suis très influencé par Ennio Morricone et que j’ai souvent entendu des rappeurs prendre des samples de musiques de films. En fait, j’avais très envie de mettre ma musique derrière un rappeur dans une chanson dont lui chanterait les couplets et moi le refrain. Il me fallait pour ça un rappeur très ouvert d’esprit, et j’ai pensé à Passi, qui est un mec super. J’ai d’ailleurs l’impression que notre collaboration ne va pas s’arrêter là….
Est-ce Pascal Obispo qui vous a sensibilisé à la lutte contre le sida (« Safe sex ») ?
Non. Pascal Obispo n’a rien à voir avec cet album. Il est toujours mon ami, mais nous n’avons pas travaillé ensemble sur ce disque ou le précédent. En fait, j’ai eu l’idée de « Safe Sex » après avoir entendu parler mes nièces et neveux, qui ont 14 ans. Il me paraissait opportun de parler aux jeunes qu’il n’existe toujours pas de vaccin contre le sida et qu’il faut porter des capotes. Dans les campagnes, il y a plein de gens qui meurent du sida et pas seulement dans les milieux homosexuels. C’est mon rôle aujourd’hui de veiller à ce que l’on ne banalise pas la question. Je ne suis pas un chanteur engagé politiquement, je ne suis pas un philosophe, mais je peux mettre en garde les jeunes, comme un grand frère.
« La Bienvenue » semble avoir été écrite immédiatement après la naissance de votre fille Nina. Vous le confirmez ?
Oui j’avais un début de musique et j’ai affiner le texte part la suite. Cette chanson courte lui est dédiée, lui souhaite la bienvenue sur cette terre. J’ai d’ailleurs intitulé l’album « 3 » non seulement parce que c’est mon troisième disque solo mais aussi parce que, désormais, on est trois !